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 La trilogie des Qatsi

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Redfalcon
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MessageSujet: La trilogie des Qatsi   Sam 23 Déc - 15:18

La Trilogie des Qatsi se compose de trois films conjuguant les talents de Godfrey Reggio (réalisation), Philip Glass (musique) et Ron Fricke (direction de la photographie) et dont la réalisation s'est étalée sur plus de 25 ans :

Koyaanisqatsi
produit par Francis Ford Coppola.
Le film ne raconte pas d’histoire, pas plus qu’il ne constitue un documentaire à proprement parler. Il propose simplement des images où l’on joue sur les échelles d’espace et de temps pour montrer au spectateur le monde où il vit sous un angle différent, et l’inviter lui-même à conclure dans le sens qu’il jugera bon. On peut considérer ce film par moments comme une description enthousiaste de la technologie, parfois au contraire comme une vive critique de celle-ci. Le réalisateur admet avoir voulu montrer ce qu’il nomme la beauté de la bête (allusion sans doute à celle de l’Apocalypse)

Une chose en tout cas ne fait pas de doute à la vue du film : la technologie, qui il y a peu (du temps des Hopis, par exemple) était peu visible est maintenant bien présente, et se développe selon sa logique propre. Une image impressionnante d’une ville vue du ciel à différentes échelles se termine par la photographie des circuits d’un microprocesseur; l’image est claire : la population humaine a à peu près autant de liberté quand elle est prise dans son ensemble que les électrons de faire ce qu’il veulent dans un microprocesseur. Même si l’individu reste libre, son ensemble, lui, ne l’est plus totalement et n’est pas programmé pour l’être. La frénésie de l’activité urbaine (dans la très esthétique séquence The grid, tournée à l’accéléré) s’alterne avec une image frappante d’ennui et de vide intérieur des individus quand ils ne sont plus en train de produire (séquences passées au ralenti).



Powaqqatsi

produit par George Lucas

Second volet de la Trilogie des Qatsi

Le film commence par des images très dures d'une centaine de travailleurs du tiers monde au travail, à ciel ouvert, portant sur leur dos en terrain escarpé des sacs apparemment lourds, sur une musique rythmée et aride. Le titre du générique défile alors.

Le reste du film va osciller autour de trois pôles récurrents :

1. La vie simple, mais harmonieuse de plusieurs peuples du monde avant que ceux-ci ne soient au contact avec la technologie : activités traditionnelles sous toutes les latitudes, que l'on devines façonnées par des siècles ou des millénaires de pratique.
2. Des images de séduction, majoritairement d'origine publicitaire, vantant quelques charmes de la vie à l'occidentale et se superposant aux premières.
3. Des scènes symbolisant la vie qui résulte de la transition en cours : certaines reflètent simplement l'inégalité ou les effets secondaires pénibles de l'industrialisation (l'image du jeune garçon qui disparaît dans les fumées d'échappement d'un poids lourd constitue un rappel à la scène de dégagement de poussière marquant le début de la séquence "technologique" de Koyaanisqatsi), d'autres carrément le désespoir, mais un désespoir d'une autre nature que celui de ce premier film, car motivé par la destruction d'une culture et non par le simple vide des existences.

Conformément aux principes de la trilogie, le film ne se veut ni directement politique au sens traditionnel du terme, ni moralisateur. Il se contente de présenter, en évitant la caricature (des aspects positifs du changement sont également montrés), le monde vu par les yeux des réalisateurs, et laissent le spectateur libre de mener sa propre réflexion.

Philip Glass a pris une plus grande part à la réalisation que lors du premier film. Godfrey Reggio, en revanche, s'est davantage impliqué dans la seconde en raison de la grande variété de cultures à représenter : asiatique, arabo-musulmane, africaine, sud-américaine... L'inspiration des thèmes traditionnels est évidente, la touche finale de Philip Glass leur conférant une unité le temps du film.



Naqoyqatsi

produit par Steven Soderbergh

Agissant à titre de producteur dans ce projet, le réputé cinéaste Steven Soderbergh révéla en entrevue qu’il croyait important que ce genre de film soit financé. Et il a tout à fait raison. Parallèlement à la tournure que prennent plusieurs éléments de notre monde moderne, l’importance par rapport au dernier volet tardif de la trilogie « Qatsi » du cinéaste Godfrey Reggio ne se situe pas sur une note appréciative. Que vous aimiez la forme du projet ou non est plutôt superflu. L’essentiel est qu’un cinéaste a pris une énorme chance en tentant de nous présenter poétiquement la nouvelle tendance mondiale où le règne monarchique, voire dictatorial, des empires financiers et des superpuissances militaires en sont venus à défaire les derniers maillons d’un système définissable de civilisé seulement que lorsque le sarcasme est employé.

Naqoyqatsi, ou la guerre en tant que mode de vie, nous transporte dans un voyage hypnotique présentant l’état du monde actuel où se contenter d’une partie d’un marché ne suffit plus et où pour arriver à la prospérité, il faut savoir écraser tout ce qu’il y a autour. Thématique présenté à travers plusieurs sous-thèmes tels: la domination inquiétantes des multinationales, la folle obsession pour tout ce qui est militaire et la poursuite illusoire de ce qu’on a déjà baptisé le rêve américain. Ce thème nous est présenté grâce à tous les éléments habituels impliqués dans le processus de mise au frais d’une population croyant vivre sous une tutelle démocratique par le biais d’une bulle individualiste formée par le star-system, la frayeur et la vie de famille de nature occidentale, baignant dans la consommation de produits abordables qui nous apporteront le soi-disant bonheur et que des familles du tiers-monde se sont si chèrement tuées à fabriquer pour un salaire de misère. Le film amène aussi un sérieux regard critique sur les enjeux environnementaux et humains impliqués dans cette course folle à la richesse sans fin et au développement technologique.

Le film de Godfrey Reggio se base sur un procédé bien simple : une image vaut mille mots. Cela prenait au départ un certain talent pour amener ce documentaire expérimental complètement muet à bon escient. Le réalisateur prouve que la construction de son oeuvre est plutôt phénoménal, car il réussit à transformer ses idées en un somptueux spectacle abstrait qui tend a nous faire réagir. Cela fonctionne merveilleusement. Toutefois, cette forme peut s’avérer être assez difficile d’approche. La familiarisation avec l’univers narratif de Naqoyqatsi risque d’en débalancer plus d’un, ce qui peut être assez problématique puisque par le temps que le rythme s’installe chez le spectateur, une bonne partie de la réflexion est déjà loin derrière.

Si vous n’êtes pas familier au départ avec les deux premiers opus de la trilogie et que vous vous attendez à un documentaire conventionnel, les premières minutes vous apparaîtront alors comme une longue introduction qui n’en finit plus, jusqu’au moment où un déclic viendra indiquer que la forme de l’expérience continuera de s’étirer. C’est pourquoi un deuxième, voire même un troisième visionnement s’impose pour que les idées soient bien assimilées. Ce n’est pas un défaut en soit. Ce qui pourrait l’être par contre, c’est qu’il ne s’agit pas d’une oeuvre qui risque de vous en apprendre beaucoup sur le sujet. Le public cible de Naqoyqatsi est justement ceux qui ont déjà une rancune bien développée envers plusieurs phénomènes totalement absurdes et injustes dont nous (chers occidentaux) sommes la source. Pour ceux correspondant à ces critères, le film de Reggio pourrait bien être l’approche poétique tant recherchée. Un peu comme votre musique préférée, le film est davantage une source berçante de soutien qu’un documentaire éducatif.

D’autre part, il y a également plusieurs habiletés techniques notables dans la fable de Godfrey Reggio. Notamment, au niveau de l’articulation et des transitions entre chaque thématique, nous les présentant souvent comme reliées les unes aux autres. Une approche qui vient encore plus renforcer l’intérêt face à l’intention de l’auteur. Visuellement, il s’agit d’un spectacle très fluant et magnifique en images qui est accompagné par une superbe musique de Philip Glass qui tient pratiquement le rôle du personnage principal de l’essai.

Un film qui trouvera preneur que chez un foyer de spectateurs bien déterminés et probablement assez restreint du même coup. Les autres devront peut-être faire un peu plus leurs devoirs avant de s’y aventurer. Heureusement pour eux, ce ne sont pas les films de premier ordre qui manquent sur le sujet. Un peu lourd au début, mais l’adaptation se fait naturellement tôt ou tard. On en ressort peut-être pas plus heureux, mais certainement moins seul.

Sources: Wikipedia et Panorama Cinema
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JohnDoe1
Tony Soprano
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MessageSujet: Re: La trilogie des Qatsi   Sam 23 Déc - 18:43

J'ai pas trop lu, mais rien qu'aux vu des affiche et des producteurs, ca m'interresse,pas mal.
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La trilogie des Qatsi
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