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 EvilEnko (2004), le chef-d'oeuvre de David Grieco

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Agent Mulder
Gogo Yubari
Gogo Yubari
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MessageSujet: EvilEnko (2004), le chef-d'oeuvre de David Grieco   Mer 20 Juin - 0:29

EvilEnko (2004)



INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS

Écrit & Réalisé par David Grieco
Musique d’Angela Badalamenti
Avec Malcolm McDowell, Marton Csokas, Ronald Pickup, Frances Barber, John Benfield, Vernon Dobcheff

Synopsis :

Qui se cache derrière les atrocités du « Monstre de Rostov », l’un des plus criminels les plus sanguinaires de l’histoire ? Comment un homme peut-il violer, tuer et dévorer plus de 50 enfants et adolescents sans laisser aucune trace ? C’est la question que se pose le détective Vadim Timurovic Lesiev, jeune magistrat qui enquête sur l’affaire…



Reprenant sa propre nouvelle (The Communist Who Ate Children) et s’inspirant de l’histoire vraie de Tchikatilo, David Grieco signe un chef-d’œuvre bouleversant. Jamais le cinéma n’aura connu une approche aussi froide de la pédophilie (malgré l’excellent The Woodsman). David Grieco amène une réalisation sans concession, à la fois dure et sublime, sachant jongler avec la suggestion et l’horreur montrée. Ce, pour un scénario ne délaissant aucune fibre de la personnalité de ses protagonistes au hasard, exploitant avec virtuose la noirceur et la bestialité de l’âme humaine. Loin de tous ces clichés de tueurs en série bourrins, idiots ou extraordinaires, Grieco définit son Monstre de Rostov comme une personne ordinaire, victime de la propagande communiste et de sa propre folie. Atteint de schizophrénie paranoïde, Evilenko cherche ni plus ni moins à redevenir l’enfant qu’il était, par le biais du viol et du cannibalisme. Chaque meurtre l’enfonçant un peu plus dans les sombres recoins de sa psychose…

Mais, aussi talentueux soit David Grieco, EvilEnko tire essentiellement sa réussite de la performance sidérante de Malcolm McDowell et Marcus Csokas. Tous deux se fondent littéralement dans la peau de leur personnage, ne laissant transparaître aucune faiblesse, aucun faux pas. En particulier Malcolm McDowell : comment interpréter avec justesse un être si immonde, si abject, si inhumain ? À ce stade, ça n’est plus de talent dont il est question mais bien de génie. L’acteur contourne magistralement la caricature pour s’atteler à une prestation inoubliable. Et que dire de cette somptueuse musique d’Angela Badalamenti ? Les compositions sont à vous glacer les sangs, et accentuent la sobriété comme la puissance de la réalisation. En résumé, David Grieco nous convie là à une belle leçon de cinéma que l’avenir ferait mieux de ne pas oublier. Les mots sont insuffisants pour décrire EvilEnko tant cette œuvre est marquante et s’approche de la perfection. À découvrir et re-découvrir d’urgence !

Note : 19/20
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Redfox
Al Capone
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MessageSujet: Re: EvilEnko (2004), le chef-d'oeuvre de David Grieco   Lun 13 Avr - 5:01

Tombé dessus tout à fait par hasard, j'ai eu un gros choc en voyant ce film. L'histoire est celle d'Andrei Romanovitch Evilenko, instituteur Russe et membre éminent du parti communiste, qui cache une monstrueuse personnalité: cannibalisme, viol, pédophilie. Peu habitué à tuer, son renvoi de son poste d'instituteur va décupler ses pulsions et causer plus de 50 meurtres barbares aux quatre coins de la Russie.
Si le film choque, ce n'est pas à cause de ses scènes de meurtre, mais plutôt qu'il soit tiré d'une histoire vraie: celle d'Andreï Tchikatilo, alias le "boucher des bosquets", qui fut exécuté le 14 février 1994 après 55 meurtres principalement dans la région de Rostov-sur-le-Don, et qui ne cessera de clamer qu'il souffrait d'une sorte de maladie, affirmant être dégoûté par les mœurs de ses victimes...il sera décrit dans la nouvelle « The Communist Who Ate Children » de David Grieco, qui servira de base à ce film, et adaptée par Chris Gerolmo dans le téléfilm « Citizen X » avec Stephen Rea et Donald Sutherland.
On pouvait s'attendre à un énième thriller sanguinolent (les méthodes du tueur étant de violer, de découper puis de dévorer ses victimes) mais pas du tout. Souvent comparé à Hannibal Lecter, Evilenko est pourtant loin de lui ressembler: si Hannibal est un être calculateur, raffiné, qui réfléchit en profondeur, Evilenko est un être gouverné par ses pulsions meurtrières (ses pulsions se déclenchent à n'importe quel endroit, à la vue d'un enfant d'une femme, comme dans cette scène très importante du film où il abuse d'un petit garçon dans les toilettes d'un train plein de monde) et fanatique du PC (ficelle un peu trop utilisée, mais il vrai que l'écroulement du parti et l'état de confusion qui en a découlé à pu causer la naissance de nombreux pervers dans ce pays, dont Evilenko ne fut que le premier). L'acteur, c'est Malcolm MacDowell, ex-lycéen révolté chez Lyndsay Anderson ("If...", 1968) puis délinquant ultraviolent chez Kubrick ("Clockwork Orange", 1972), qui s'investit totalement dans son rôle, apportant au personnage un caractère glaçant, vraiment terrifiant. A sa prestation d'acteur vient s'ajouter la musique d'Angelo Badalamenti (compositeur attitré chez Lynch), qui au lieu de la musique flippante attendue compose une partition envoûtante, se collant parfaitement à l'ambiance malsaine du film, et lui donnant sa saveur si particulière.



Au niveau scénario, on peut noter quelques longueurs, et quelque scènes laissent à désirer (l'histoire de l'hypnose me paraît exagérée, et la scène où le psy se fait passer pour son père est assez ridicule) mais les mouvements de caméra sont réussis et la mise en scène (très classique) n'est en aucun cas exagérée, se basant plus sur la psychologie du personnage que sur les scènes de meurtre (aucun viol n'est montré, quelques meurtres sanglants mais pas de tortures inutiles comme il est souvent le cas dans ce genre de films), mais la scène d'interrogatoire perverse est vraiment choquante.
Même si la réalisation façon docu-fiction possède quelque limites, on reste fasciné et dégoûté par ce personnage, et par ce film impressionnant, malheureusement méconnu (la faute de l'affiche, particulièrement moche ?), et pourtant intéressant. A voir au moins un fois.
A noter la dédicace finale « To the beloved master and friend Lyndsay Anderson ».

:3etoiles: 16/20, quelques petites erreurs mais analyse très intéressante.
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